Au Spaziu du 6 au 20 octobre 2018

WOLKMAR ERNST

Volkmar Ernst vit en France depuis 1999. Né en Allemagne en 1959, il a eu la chance de fréquenter dès l’enfance de nombreux artistes – peintres, sculpteurs, graveurs, typographes. Diplômé des Beaux-Arts et art-thérapeute, il expose depuis le début des années 90. 
En 2008 il obtient la nationalité française.
« La création, quelle qu’elle soit, est forcément artistique, et relève d’un état de conscience élevé…”

Après 20 ans d’expression et de création très gestuelle, il déclare que sa façon de peindre ralentit extrêmement et devient beaucoup plus contemplative…

Fin 2014 il s’installe en Haute Corse, berceau de la famille maternelle de son épouse Claire. Depuis 2015 il a son atelier à Ville Di Paraso, en Balagne.

Aux marges de l’abstraction occidentale, l’oeuvre de Wolkmar Ernst s’entoure d’absence, d’une riche et féconde absence, effaçant en elle tout ce qui gravite autour du visible et qui se nomme aveuglément dans les apparences du monde.

Wolkmar navigue en haute création, entre innocence et expérience, entre désir et mystère.

Pas de message, nulle spéculation, aucun discours. Plutôt l’ascèse méditative et poétique d’un déploiement de vie sensible;

PIERRE PARDON

Dauphinois d’origine, il s’installe définitivement en Corse à Occhiatana avec son épouse Elizabeth en 1969.

Son travail sur bois, pierre, marbre, ardoise et bronze, passe progressivement du figuratif à l’abstraction et a été exposé en Corse, sur le continent et dans différents pays européens.

Ses pièces ont été acquises par des amateurs ou collectionneurs privés mais aussi par des collectivités. C’est ainsi que de grandes sculptures en marbre sont visibles dans la ville de Bastia, Place du Marché, sur le port de Calvi, au Lycée agricole de Sartène et à l’école primaire de L’Ile Rousse.

“Mon travail me semble être une rêverie ou un vagabondage commencé dès l’enfance et qui se poursuit sans but précis, ponctué de rencontres, de questionnements, d’émerveillements surtout. Je n’ai rien à démontrer, je montre sans doute tout ce que je suis mais que je ne sais pas.”

“Depuis une dizaine d’années, j’interroge des plaques d’ardoise dites plaques sensibles qu’un révélateur inconnu (de moi-même) rend lisible; le processus pourrait se résumer aux termes suivants : silences, dessins, maquettes de plâtre, réalisation, retouches, souvent transformation.
Ardoise, schiste… les dimensions sont variables pouvant aller jusqu’à 120 x 65 x 3 cm d’épaisseur. D’autres de mes interrogations portent également sur des marbres blancs et noirs.”