A partir de samedi 19 août ne manquez pas à l’espace culturel communal, U Spaziu Pasquale Paoli, l’exposition collective de trois artistes aux styles différents mais tous aussi talentueux :

Mario SEPULCRE, Jean MONESTIE, Francis VINCENSINI.

 

Mario SEPULCRE.
Passionné pour les Arts Plastiques avec sa première exposition dès l’âge de 17 ans, son style est d’inspiration surréaliste. Sa soif d’approfondir cette vocation le pousse à voyager et à étudier les Arts Visuels au Canada. Commence alors un cycle d’expositions axées principalement sur la figuration de l’imaginaire. Diverses rencontres d’artistes et critiques d’art apportent la confirmation d’un vif intérêt pour la peinture de la renaissance occidentale. Il va ainsi s’orienter vers l’Art de la fresque qu’il pratique dans les églises ou sur les murs des villes.
Dans son univers, le souci d’une perfection formelle s’associe à des visions symboliques.Sa quête de la vérité l’attire vers les mystères spirituels situant l’artiste hors du temps et des modes éphémères. Il a réalisé de nombreux travaux de restauration ou de création dans les édifices religieux à travers l’île. En Balagne, on lui doit une huile sur toile dans la confrérie d’Olmi-Capella, la restauration des décors peints du presbytère de Corbara et de la chapelle de Lavatoggio…..

Francis VINCENSINI
Professeur d’Arts Plastiques au collège de Cervione, diplômé de l’école des Beaux-Arts de Paris, il se consacre à la peinture depuis son enfance. La démarche du peintre est influencée par les événements douloureux qui ont jalonné sa vie. Sa peinture, énigmatique, témoigne d’une grande émotion. Il explique qu’il vit une grande souffrance quand il ne peint pas, l’objectif étant pour lui de se rapprocher au plus près du bonheur jusqu’à presque l’effleurer. Il a une conception anti-conventionnelle de l’artiste ; il estime que l’Art est fait pour déranger. La peinture lui permet de gommer toute contrainte extérieure. Son support privilégié est actuellement l’acrylique au couteau.

Jean MONESTIE,
L’image de la figure humaine est le thème récurrent de sa production. Au centre de ses préocupations, la présence d’enfants apparaît. Travaillant sur toile et papier, il nous présente également des silhouettes découpées sur bois, puis peintes. certaines semblent s’envoler dans les airs, en apesanteur, entre ciel et terre, disparaissant dans les brumes de l’azur, tandis que d’autres s’adonnent à des jeux enfantins. Ses filles entrant dans l’adolescence, l’artiste nous présente désormais des personnages plus féminins, plus épanouis, dans un monde où s’affirme une présence masculine plus animalière. Ses oeuvres très graphiques, sont marquées par un jeu sur la dissimulation et sa peinture apparaît comme une réflexion sur les limites du figurable.